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Les années yé-yé du Front de Mer de Royan

À l’occasion de la sortie de mon livre Du rififi chez les Yé-Yé, qui se déroule en partie sur le Front de Mer de Royan dans les années 60 (en 1963, précisément), je vous invite à plonger vers cette époque en images. 

Le front de Mer a toujours été attractif et si son allure générale n’a pas changé, l’ambiance des années 60 était bien différente, de même que la promenade du « baladoire ». À cette époque, on n’avait pas encore installé les auvents en forme de vague qui le condamnent à ressembler à un boyau sombre et venteux. Le soleil y pénétrait à flot, les terrasses de cafés s’égayaient d’auvents de toiles et de parasol colorés, et la musique y régnait en maitresse, à la joie de tous. Elle était issue de juke-boxes et scopitones, mais aussi jouée en direct par de nombreux orchestres yé-yé, ou plus classiques, chaque fin d’après midis et en soirées estivales.

Je vous invite à découvrir ou redécouvrir cette ambiance avec des photos issues de certains de mes livres, d’autres étant inédites. Pour prolonger cette visite, lisez donc Du rififi chez les Yé-Yé

Du rififi chez les Yé-Yé
Couverture du livre de François Richet Du rififi chez les Yé-Yé (éditions du Trier-Têtu)

 
Les cafés-concerts du Front de mer - vues générales
Le Front de mer de Royan dans les années 60. Il n'avait pas encore été amputé de la passerelle qui reliait harmonieusement les deux ailes, ni encombré des auvents en forme de vague.
Le Front de mer et le Portique de Royan dans les années 60
Front de mer de Royan dans les années 60, avec ses terrasses ensoleillées ou protégées par des auvents de toile. La passerelle du Portique assure la liaison entre les deux ailes.

(Sur ce sujet, lisez aussi «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu - Photo collection F. Richet)
Le Front de mer et le Portique de Royan dans les années 60 (autre vue)
Front de mer de Royan dans les années 60, avec ses terrasses ensoleillées ou protégées par des auvents de toile. La passerelle du Portique assure la liaison entre les deux ailes.

Cette photo est disponible à la vente sur Redbubble(Sur ce sujet, lisez aussi «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu - Photo collection F. Richet)
Le Front de mer de Royan dans les années 60
Front de mer de Royan dans les années 60, avec ses terrasses ensoleillées ou protégées par des auvents de toile.

(Sur ce sujet, lisez aussi «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu - Photo collection F. Richet)
Le Front de mer et le Portique de Royan dans les années 60
Front de mer de Royan dans les années 60, avec ses terrasses ensoleillées ou protégées par des auvents de toile. La passerelle du Portique assurait la liaison entre les deux ailes.

(Sur ce sujet, lisez aussi «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu - Photo collection F. Richet)Cette photo est disponible à la vente sur Redbubble
Couverture du livre de François Richet Du rififi chez les Yé-Yé (éditions du Trier-Têtu)
Du rififi chez les Yé-Yé (éditions du Trier-Têtu)
Retrouvez l’ambiance insouciante et musicale des années 60 sur le Front de mer dans le livre Du rififi chez les Yé-Yé de François Richet (éditions du Trier-Têtu)
Les cafés-concerts du Front de mer - Le Regalty
Le Regalty était l'endroit le plus à la mode de la ville à cette époque, celui où les jeunes pouvaient écouter des artistes prometteurs sélectionnés par le patron de l'établissement, Claude Carion, qui avait du flair: ici Eddy Mitchell a débuté en 1960 et Alain Baschung à fait ses premiers pas sur scène.
Le Regalty dans les années 60. Couleurs vives, soleil et joie de vivre
La terrasse du café «Le Régalty» en 1963. Le lieu le plus «terrible» de la ville pour les jeunes gens modernes des années 60. Chaque été, un groupe musical différent jouait sur son podium devant une foule de clients : Eddy Mitchell y a fait ses débuts en 1960, Alain Bashung en 1965… D’autres artistes y ont laissé de grands souvenirs : Les Players, Buddy Brent et tant d’autres.
Les artistes se produisant sur la scène du Casino municipal venaient saluer les clients, comme Françoise Hardy, Hugues Aufray, Eddy Mitchell…

(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo collection F. Richet)
La terrasse du Regalty et la foule dans les années 60 à Royan
La terrasse du «Régalty» et la foule des spectateurs attirés par les artistes se produisant sur le podium de l’établissement entre 16 h 30 et minuit, tout au long des années 60 et même 70.

(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 5», Jean-Pierre Boudon et François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo Jean-Pierre Boudon.Sur ce sujet, lisez aussi «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu)
Les Players et deux fans sur le podium du «Régalty» en 1963.
Les Players et deux fans sur le podium du «Régalty» en 1963. Les guitares Fender et l’orgue électronique fascinaient le nombreux public de cet été yé-yé.

(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 5», Jean-Pierre Boudon et François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo Jean-Pierre Boudon.Sur ce sujet, lisez aussi «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu)
Les Players et Françoise Hardy sur le podium du «Régalty» en 1963
Les Players et Françoise Hardy sur le podium du «Régalty» en 1963 un bel été yé-yé.

(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 5», Jean-Pierre Boudon et François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo Jean-Pierre Boudon.Sur ce sujet, lisez aussi «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu)
Les Players et leurs fans jouant devant « Royan TSF »en 1963
Les Players et leurs fans jouant devant «Royan TSF», boulevard Briand en 1963. Ils assuraient ainsi la promotion de leurs disques 45 tours en cet été yé-yé où ils se produisaient sur la scène du « Régalty ».

(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 5», Jean-Pierre Boudon et François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo Jean-Pierre Boudon.Sur ce sujet, lisez aussi «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu)
Eddy Mitchell chantait au « Régalty »
1960, Claude Moine, pas encore Eddy Mitchell, chantait au « Régalty ». Venu avec Long Chris, dont les parents possédaient une maison à Royan, ils se produisaient en jeans et vestes de cow-boys sur le podium.

(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu)
Buddy Brent au Regalty
Buddy Brent sur le podium du «Régalty» en 1964. C’était encore le temps des guitares en cet été yé-yé.
(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo collection F. Richet)
Premiers pas sur scène d’Alain Baschung, 18 ans
Été 1965, les Handy’s se produisent sur la scène du « Régalty », Michel, batterie ; Alain Baschung, guitare et chant ; Jean-Pierre Blanchenoix, orgue et chant ; Andy Béral, guitare. Ce sont les premiers pas sur scène d’Alain Baschung, 18 ans, pendant ses vacances scolaires.
Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo collection J.-P. Blanchenoix)
Hugues Aufray au début des années 60
Café «Le Régalty», lors d’une des nombreuses émissions estivales diffusées en direct sur les antennes d’une des stations de radio de l’ORTF.
La publicité des établissements (Aux Sports et Le Régalty) ainsi que celle de la ville était assurée efficacement. L’animateur est Roland Forez, interviewant Hugues Aufray. La foule était toujours présente en ces années yé-yé où la ville neuve et resplendissante symbolisait la modernité et la joie de vivre de l’époque.

(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 5», Jean-Pierre Boudon et François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo : Jean-Pierre Boudon. Sur ce sujet, lisez aussi «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu)
Élection de Miss «Régalty», vers 1963
Élection de Miss «Régalty», vers 1963 avec l’animateur des soirées d’été yé-yé, Guy Perrot.

(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo : collection C. Carion Lefèvre)
Soirée déguisée au Regalty
Le «Régalty», offrait non seulement les meilleurs orchestres, mais aussi des animations et élections de miss dans la joyeuse ambiance des années 60.

(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo : collection C. Carion Lefèvre)
Claude Carion et sa femme au Régalty en août 1964.
Claude Carion et sa femme au Régalty en août 1964. Claude Carion était le grand personnage du Front de Mer dans les années 60, propriétaire du café Aux Sports, puis du mythique Régalty (fondé par Roger Péchevis). Plein d’idées et créatif, il a fortement contribué à faire de cette vitrine royannaise un lieu de fêtes perpétuelles avec un flair imparable, invitant dans ses cafés-concerts des débutants qui deviendront par exemple, Eddy Mitchell ou Alain Baschung.

(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo : collection C. Carion Lefèvre)
Couverture du livre de François Richet Du rififi chez les Yé-Yé (éditions du Trier-Têtu)
Du rififi chez les Yé-Yé (éditions du Trier-Têtu)
Retrouvez l’ambiance insouciante et musicale des années 60 sur le Front de mer dans le livre Du rififi chez les Yé-Yé de François Richet (éditions du Trier-Têtu)
Les cafés-concerts du Front de mer - Le Meriblel
Le Méribel était l’un des endroits à la mode de Royan entre 1954 et 1963. Créé par Henri Chaussemiche, on dansait et on s'y amusait lors de soirées très animées.
Bar Le Meribel et Claude Bolling
Claude Bolling, célèbre musicien de jazz et de variétés, sur la terrasse du Meriblel en compagnie de Francine Rivière et d’Irène Deroze.

(Sur ce sujet, lisez aussi «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo : collection Francine Rivière)
Carte publicitaire du bar «Meribel» de Royan (années 50/60)
Carte publicitaire du bar «Meribel» de Royan (années 50/60).

(Sur ce sujet, lisez aussi «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu – document : collection F. Richet)
Les Trois Ménestrels sur la terrasse du Méribel de Royan
Les Trois Ménestrels sur la terrasse du Méribel.
Maria Sandrini, Raymond de Rycker (en tee-shirt) et Jean-Louis Fenoglio (en chemise). Ce groupe, créé en 1955, jouissait d’une grande notoriété dans les années 60, offrant des spectacles mêlant chanson française et théâtre.(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 5», Jean-Pierre Boudon et François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo : Jean-Pierre Boudon)
Les Trois Ménestrels sur la terrasse du Méribel de Royan (vue sur le cinéma ABC).
Les Trois Ménestrels sur la terrasse du Méribel.
On aperçoit l’entrée du cinéma ABC sur la gauche. À droite, le panneau du club Drogal, créé par Henri Chaussemiche, patron du Meribel. Ce nom est l’anagramme de Lagord, une ville qui lui était chère.

(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 5», Jean-Pierre Boudon et François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo : Jean-Pierre Boudon)
Soiré de jeux au bar Le Meribel Royan
Soirée au Meriblel animée par son créateur Henri Chaussemiche (à droite). Le Méribel était l’endroit à la mode de Royan entre 1954 et 1963.

(Photo : collection Francine Rivière)
Pierre Richard au bar Le Meribel Royan
Odile Pouget-Souchères : Mon frère Alain Souchères avait fait venir des amis à Royan pour présenter tout l’été leur spectacle humoristique. La troupe comprenait Danielle Gérard, Jean Mousseau et Pierre Richard de Sailly (qui se fit appeler à ses débuts Pierre Richez, avant de devenir le bien connu Pierre Richard) et enfin une Américaine Delia Kent. Monsieur Chaussemiche les a accueillis tout un été dans son établissement du Front de mer le Méribel.

(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo : collection O. Pouget-Souchères)
Extrait d’un journal publicitaire paru en 1964
Extrait d’un journal publicitaire paru en 1964. L’établissement, pourvu d’une nouvelle direction, avait créé «Mériland» à Médis, un circuit de karts agrémenté de boutiques et d’un cabaret.

(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo : collection F. Richet)
Couverture du livre de François Richet Du rififi chez les Yé-Yé (éditions du Trier-Têtu)
Du rififi chez les Yé-Yé (éditions du Trier-Têtu)
Retrouvez l’ambiance insouciante et musicale des années 60 sur le Front de mer dans le livre Du rififi chez les Yé-Yé de François Richet (éditions du Trier-Têtu)
Les cafés-concerts du Front de mer - Le Régent
Le Régent est l’une des plus anciennes enseignes de Royan : il existait déjà à la Belle Époque, implanté à peu près au même endroit. Dans les années 60/70, il accueillant des orchestres à la tonalité classique, des chanteurs « de charme » et des animateurs.
Front de Mer de Royan dans les années 60 avec le casino municipal et la terrasse du «Régent»
Front de Mer de Royan dans les années 60 avec le casino municipal (à gauche) et la terrasse du «Régent» à droite, l’une des plus anciennes enseignes de la ville.

(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo collection F. Richet)
Carte commerciale du «Régent» des années 50/50
Carte commerciale du «Régent» des années 50/50, époque où il était géré par la famille Tamisier, confiseurs bien connus (aujourd’hui confiserie Lopez.)

Sur ce sujet, lisez aussi «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu – document : collection Manuel Lopez.
L'orchestre classique du Café Le Régent à Royan (années 60)
L’image du «Régent» qui reste la plus prégnante pour les Royannais des années 60 est celle de cet orchestre à la tonalité «classique», renforcé par la présence d’une guitare électrique apportant une touche de modernité à la musique légère qu’ils interprétaient.

(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 5», Jean-Pierre Boudon et François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo : Jean-Pierre Boudon)
Le chanteur de charme Tony Briac sur la scène du «Régent» dans les années 60
Le chanteur de charme Tony Briac sur la scène du «Régent» dans les années 60. Les auditeurs et clients du café bénéficiaient d’une ambiance musicale plus sage qu’au «Régalty» et «Aux Sports», concurrents plus modernes et yé-yé.

(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 5», Jean-Pierre Boudon et François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo : Jean-Pierre Boudon)
Michel Lucky était l’animateur du «Régent» en 1965. Il avait sorti un disque dont le «tube» était «À Royan, l’été»
Michel Lucky était l’animateur du «Régent» en 1965. Il avait sorti un disque dont le «tube» était «À Royan, l’été» (cosigné avec G.-L. Guinot), extrait :
«À Royan l’été, quelle joie de vivre
À Royan l’été, tout nous enivre
C’est le paradis pour les vacances
Et plus rien, plus rien n’a d’importance
Comme des oiseaux, les voiles blanches
Dansent sur les flots quand elles se penchent
Le soleil est là qui nous invite
Et la mer est là qui nous incite
À rêver, à s’aimer, à danser, à chanter, à glaner des souvenirs»
Le style de l’interprétation est très classique, aux antipodes de ce que l’on pouvait entendre au Régalty, mais les «croulants» (les plus de 30 ans) adoraient…

(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo : collection F. Richet)
Aglaë sur la terrasse du «Régent» en 1972
Élisabeth Noyel : «Ma cousine Isabelle Desplaces, Aglaë et moi sur la terrasse du «Régent» en 1972. Aglaë était un travesti qui se produisait là tous les soirs de cet été dans un spectacle très prisé.»

(Extrait de «Souvenirs de Royan vol. 3bis», François Richet, éditions du Trier-Têtu – photo : collection E. Noyel)
Couverture du livre de François Richet Du rififi chez les Yé-Yé (éditions du Trier-Têtu)
Du rififi chez les Yé-Yé (éditions du Trier-Têtu)
Retrouvez l’ambiance insouciante et musicale des années 60 sur le Front de mer dans le livre Du rififi chez les Yé-Yé de François Richet (éditions du Trier-Têtu)

François Richet Auteur de mots et d'images, conférencier, éditeur